DEFINIR UN MINERAL

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Pour définir un minéral, de nombreuses propriétés et critères ont été mises en évidence. En voici quelques principales, faciles à mettre en évidence.


1: LA DURETE

C'est un ensemble de propriétés basées sur la cohésion des minéraux. Dans une grande mesure, elle dépend de la clivabilité. La dureté est la plus faible dans le sens parallèle au plan de clivage. Un grand rôle est joué par l'écartement entre les particules structurelles et le rayon des atomes ou des ions. La dureté est une détermination rapide sur le terrain et une des propriétés les plus importantes pour le diagnostic. On considère la dureté d'un minéral comme la résistance qu'il offre à la pénétration d'un autre corps. Dans la pratique minéralogique on utilise des échelles de dureté comparatives, relatives, représentées par certains minéraux. La plus courante est l'échelle de Mohs ( Friedrich Mohs 1773 - 1839 ) qui comporte 10 degrés et qui n'est composée que de minéraux à poussière blanche. Les minéraux de dureté 1 et 2 sont considérés comme tendres, ceux de degré 3 à 6 semi durs et ceux au dessus de 6 comme durs. Les minéraux ne présentent pas la même dureté sur toutes les faces. Il faut en tenir compte lorsqu'elles sont importantes.

LA_DURETE

2: COULEUR ET TRAIT

Elle fait partie des caractères de détermination les plus importants mais n'est pas toujours absolument fiable. Un certains nombre de minéraux représentent en effet des tons et meme des couleurs tres différents. Par exemple, la fluorine peut etre incolore, blanche, bleue, verte, jaune, violette ... Chez beaucoup de minéraux, la couleur est typique et a décidé de leur nom ( ex : azurite, bleue ). Selon l'origine de leur couleur, la minéralogie classique répartit les minéraux en 4 groupes:
- incolores ( achromatiques ) : les rayons lumineux les traversent sans absorption dans la partie visible du spectre ( ex : cristal de roche, diamant ... ).
- colorés ( idiochromatiques ) : la couleur résulte de la présence d'atomes d'un certain élément, partie du minéral ( ex : Cu - bleu, Mn - rose, U - jaune, Fe - jaune ).
- à couleur empruntée ( alochromatique ) : la couleur résulte de la présence d'atomes d'un élément dont le minéral contient des traces. La coloration peut provenir de la présence de centres colorés produits par un défaut dans la structure cristalline sans mélange d'autres éléments. On observe aussi un changement de coloration chez certains minéraux quand on tourne le cristal ( pléochroisme ).
- apparemment colorés ( pseudochromatiques ) : des effets colorés se produisent dans la cristal par la suite de phénomènes optiques; par exemple : fracture, réfraction, courbure, dispersion ou interférence des rayons lumineux.

COULEUR_ET_TRAIT

3: ECLAT ET REFLETS LUMINEUX

L'éclat est la propriété du minéral de réfléchir la lumière. Il dépend de nombreux facteurs, parmi lesquels l'indice de réfraction, l'absorption de la lumière, les caractères de la surface étudiée ( lisse ou rugueuse ). L'éclat d'un minéral augmente avec l'élévation de l'indice de réfraction, diminue avec l'absorption de la lumière et la rugosité de la surface . Il ne dépend pas de la couleur. On distingue l'éclat :
- métallique : c'est le plus fort éclat, caractéristique de minéraux non transparents ( ex : galène, chalcopyrite ). On parle parfois d'éclat semi métallique, celui des minéraux transparents ou semi transparents à indice de réfraction de 2,6 à 3,0 ( ex : cuprite ).
- adamantin : c'est le fort éclat des minéraux transparents et translucides à indice de réfraction 1,92 et plus, résultant de la réfraction totale de la lumière ( ex : zircon, diamant ).
- vitreux : c'est un éclat qui rappelle le verre. Il est caractéristique des minéraux transparents et translucides dont l'indice de réfraction va de 1,3 à 1,9 ( ex : fluorite, quartz ).
En dehors de ces types fondamentaux on distingue encore l'éclat :
- gras : lié à l'inégalité de la surface de l'échantillon étudié ( ex : opale ).
- nacré : typique des minéraux transparents à bon clivage en feuillets ou lamelles minces ( ex : gypse)
- soyeux : caractéristique des minéraux fibreux tels que l'asbeste et de la crocidolite.
- mat : degré d'éclat le plus faible, caractéristique des minéraux d'apparence terreuse ( ex : kaolinite ).
Les reflets lumineux en forme de stries que l'on observe chez certains minéraux ne dépendent ni de la couleur naturelle du minéral, ni de la présence d'impuretés, ni de sa composition chimique. Ils sont dus à des phénomènes de réflection, d'interférence et de réfraction de la lumière:
- adularescence : reflets chatoyants d'un blanc bleuté apparaissant chez une variété d'adulaire, la pierre de lune.
- aventurinescence : vifs reflets multicolores sur fond généralement opaque, dus à des phénomènes de réflexion sur des inclusions de paillettes.
- labradorescence : jeux de couleurs dans des tons d'éclat métallique, s'observant principalement chez le labrador.
- irisation : reflets d'un bleu laiteux ou nacrés de l'opale ordinaire.
- opalescence : jeux de lumières en taches multicolores chez l'opale noble.
- effet " oeil de chat " ( chatoyance ) : reflet lumineux rappelant la pupille fendue d'un chat, produit par la réflexion de la lumière sur des fibres, des aiguilles ou des vides orientés parallèlement.
- astérisme : reflets lumineux en forme d'étoile, se recoupant en un point. Les fibres réfléchissantes sont agencées dans des directions divergentes.



4: MACLES

Occasionnellement, des cristaux de même espèce et de même forme peuvent croître groupés selon des lois de symétrie définies, formant alors des macles, constituées de 2, 3, ou de multiples individus.

MACLES

5: AGREGATS

Les agrégats de minéraux sont des associations de minéraux formant un ensemble de taille allant du centimètre au mètre. Les agrégats formés de grands cristaux sont rares, il s'agit généralement de petits cristaux. La structure interne peut être spathique ( nombreux petits plans de clivage lisses et brillants apparaissant à la cassure d'un agrégat constitué de minéraux à clivage parfait ), granuleuse ( grains assemblés, visibles à l'oeil nu ), massive ( les différents minéraux sont trop petits pour être distingués à l'oeil nu ), oolithique ( petites sphères ayant la taille de la tête d'une épingle à celle d'un pois ), bacillaire ( les minéraux sont disposés dans le sens de la longueur ), feuilletée ( structure lamellaire ). La forme extérieure peut être concrétionnée ( surface lisse, souvent brillante, formée de nombreuses petites sphères ), stalactiforme ( surface en forme de bourrelets allongés rappelant des stalactites ), rosettes ( minéraux lamellaires disposés en rosettes ), fasciculée ( minéraux allongés réunis par groupe ), ou encore en masses dendritiques, en croûte, terreuse ( pulvérulente, farineuse ).

AGREGATS

6: COLORATION DE LA FLAMME

Certains éléments chimiques colorent la flamme qui les brûle; on peut ainsi obtenir des indications sur la composition chimique d'un minéral en le soumettant au test de la coloration de la flamme. Les brûleurs à gaz sont préférables car on peut les régler de façon à obtenir un flamme incolore.

COLORATION_DE_LA_FLAMME

vert : baryum - rouge brique : calcium - violet : potassium - jaune : sodium -
rouge pourpre : strontium


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